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Guide Hachette des Vins 2003
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Guide Hachette des Vins 2003
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Savigny-lès-Beaune
Les Charnières 1999*
Les Charnières sont coincées dans les Lavières, côté Pernand. Il faut connaître ces choses-là. Il est moins utile de savoir que les pierres de cette cave proviennent de l’ancienne prison de Beaune aujourd’hui démolie. C’est en 1802 que la famille s’est mise à vendre son vin à la clientèle privée. Solide tradition ! Le regard de ces Charnières est ici d’un rubis éclatant. Le nez doit être sollicité pour exprimer de fraîches notes fruitées en ses derniers retranchements. D’une bonne évolution au palais, il s’affirme avec netteté et finesse.
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Corton-charlemagne
Grand Cru 2000
« Loyauté fait ma force », proclame la devise du domaine. Celui-ci fêtait en 2002 son 200e anniversaire. Son Corton-Charlemagne orne sa barbe fleurie d’arômes soigneusement choisis : chèvrefeuille et fleur de lys. De circonstance ! Fraîche et élancée dès l’abord, la bouche est de velours : suave, elle demande à vieillir, notamment pour renforcer le gras au dernier chapitre.
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Vins Magazine n°45 - Hiver 2002
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Patrice et Michel Capitain, de la maison Capitain-Cagnerot, domaine situé à Ladoix-Serrigny qui a célébré cette année son bicentenaire :
Vins Magazine: Comment travaillez-vous le chardonnay sur le plan de la culture et de sa vinification ?
Patrice et Michel Capitain : Les chardonnays sont plantés à 9 000 pieds/ha sur des bancs de marnes blanches ou bleues mélangées de calcaire. Tout est mis en oeuvre pour obtenir des raisins de la meilleure qualité : taille de type Guyot simple, "évasivage", dédoublage des bourgeons. Vendange en vert pour permettre de maîtriser les rendements. Nous pratiquons une culture traditionnelle, avec labour et lutte raisonnée. La vendange manuelle arrive à la cuverie en petits volumes, elle est égrappée et pressée lentement durant 5 heures. Pour extraire du chardonnay ses arômes et sa rondeur, la fermentation alcoolique se fait entre 20 et 22°. L'élevage en fût de chêne dure 9 mois. Le bois n'est pour nous qu’une épice, il doit souligner les arômes du vin et non les masquer. Aussi les fûts neufs ne représentent-ils que 10% du volume total. Un passage à froid après la fermentation malolactique favorise le précipité tartrique.
VM : Qu'est ce qui fait le succès du chardonnay bourguignon à travers le monde ?
P. et M. Capitain : La richesse de la Bourgogne, c'est la finesse et la variété de son sous-sol, les micro-climats si particuliers de ses combes. Le chardonnay puise dans cette mosaïque de terroirs, sa rondeur, ses arômes puissants de fleurs blanches ou de fruits frais ou secs, parfois même minéraux. Le savoir-faire ancestral s'ajoute à toutes ces qualités naturelles. Chaque A.O.C. en Bourgogne est un produit rare : très petites surfaces morcelées entre plusieurs vignerons. Chacun marque sa production de sa personnalité.
VM : Que pensez-vous des vins du Nouveau Monde ?
P. et M. Capitain : Aujourd'hui, on peut faire un très bon chardonnay ailleurs qu'en Bourgogne (on ne copie que ce qui marche bien). Mais les règles de production ne sont pas les mêmes pour tous ; derrière le vin se cache la rentabilité. Et qui dit rentabilité dit rendement maximum: 150 hl/ha dans le Nouveau Monde contre 50 en Bourgogne, recours au goutte-à-goutte qui est interdit en Bourgogne etc., etc. On obtient alors des vins dilués auxquels on tente de redonner arômes et tanins avec des fûts neufs, voire des copeaux de chêne. Le boisé n'est pas un goût de terroir, il est le résultat du travail du tonnelier. Enfin qui dit rentabilité dit aussi très large clientèle. D'où la nécessité de créer un produit sans trop de personnalité mais séduisant : vins perlants, sucres résiduels. On est loin de nos A.O.C., si différentes les unes des autres. La Bourgogne n’a donc à craindre qu’elle-même si elle se laisse tenter par la rentabilité, oublie sa particularité et gomme toutes ses différences. La résistance à la concurrence passera obligatoirement par une amélioration constante de la qualité de nos produits.
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Bien Public du 12 Juin 2002
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Deux siècles de passion chez Capitain-Gagnerot
Le domaine Capitain-Gagnerot de Ladoix-Serrigny a fêté son bicentenaire et avec lui, c’est une appellation qui était mise en valeur, avec ses premiers crus de toute beauté.
Avec le bicentenaire de la maison Capitain-Gagnerot de Ladoix-Serrigny, c’est l’histoire d’une famille certes, mais aussi d’un terroir qui était mis à l’honneur cette semaine. Peu de grands domaines peuvent ainsi puiser leurs racines jusqu’en 1802. C’est aussi l’histoire d’une famille qui s’est continuellement battue pour la reconnaissance d’une appellation, Ladoix. On pense ici à l’action déterminante et énergique du patriarche, Roger Capitain qui milita activement en tant que Président du Syndicat des vignerons de Ladoix.
Patrice et Michel Capitain, septième génération aujourd’hui à la tête du domaine, avec leurs femmes, Chantal et Huguette, sans oublier leur mère, Arlette ont ainsi pu fêter cette année la reconnaissance des Ladoix 1er crus blancs.
Ils cultivent et élèvent sur 1 ha 34, le Ladoix 1er cru Les Gréchons et Foutrières que l’on trouve sur un banc de marnes blanches mélangées de calcaire, renfermant de nombreuses coquilles d’huîtres. Le Chardonnay y puise des arômes de fleurs blanches et de fruits exotiques.
Autres nouveaux promus, le Ladoix 1er cru Les Hautes Mourottes, juché sur une terre calcaire à 100 % qui lui donne ces arômes minéraux.
Il faut dire aussi un mot des rouges : Ladoix 1er cru La Micaude, Ladoix 1er cru Le Bois Roussot.
Un style reconnaissable
Au cours de ces trente dernières années, le domaine s’est imposé par son sérieux et le style de ses vins. Leur recette n’est pourtant pas très originale (une fermentation naturelle pour les rouges, pendant 12 à 15 jours, puis les cuves sont pigées deux fois par jour et la température de fermentation monte jusqu’à 30°. Elevage en fûts de chêne avec 5 à 10 % de fûts neufs pendant 12 à 18 mois). La différence passe par la rigueur et un savoir-faire. Aujourd’hui encore, Michel et Patrice évoquent avec tendresse ce que leur disait leur père, Roger lorsqu’ils voulaient introduire des changements : « Vous venez avec vos idées mais vous repartez avec les miennes ». C’est ainsi que ce savoir-faire se transmit. Ce style maison était-il le même, il y a deux siècles ?
Ni Michel, ni Patrice ne purent goûter les plus vieux millésimes en cave qui montaient au XIXe siècle : « Notre père a été obligé de les vendre pour payer les frais de succession de son père et de son grand-père. Ce fut sa plus grande peine » expliquent-ils, heureux d’avoir pu goûter à l’un de leurs derniers Clos Vougeot 1929…
Si dans l’histoire de ce domaine, le nom de Simon Gagnerot est essentiel puisqu’il en est le fondateur, un autre personnage joua un rôle déterminant, bien avant Roger Capitain. Ce fut Marie Capitain, restée veuve avec ses trois enfants et qui replanta le domaine en 1890 après le phylloxera. On perçoit déjà la nouvelle génération Pierre-François, Delphine et Clémentine en cours de formation, le même intérêt pour ce métier.
Quelques chiffres
Le domaine Capitain-Gagnerot produit 100 000 bouteilles par an, issues de 20 appellations, dont 70 % sont destinées au marché français. On retrouve ces vins sur les plus grandes tables de restaurant, comme le Ritz, Ducasse, Hôtel Vendôme et même à la Présidence du Sénat.
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Journal de Saône et Loire du 16 Juin 2002
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Capitain-Gagnerot
200 ans… de fidélité au terroir
Autour d’Arlette, leur mère et de leurs épouses, Patrice et Michel Capitain, (à droite) vignerons à Ladoix-Serrigny ont célébré les 2 siècles de leur domaine fondé en 1802 par Simon Gagnerot.
Sa fille Marie épouse François Capitain, négociant en vins à Champlitte, mais en 1890, Marie Capitain, restée veuve avec trois enfants, Gabrielle, Pauline et Henry, malgré les problèmes rencontrés, conserve le domaine qu’elle replante après le phylloxera (1860-1870). Henry son fils, puis, François Capitain, fils d’Henry, décéderont à quelques mois d’intervalle en 1945-46.
Roger Capitain, dont la mère était secrétaire de Jaurès, n’était pas préparé à reprendre le domaine, ni à payer deux successions… successives. Pourtant il tiendra le domaine de manière magistrale quasiment jusqu’à sa mort en 1999, même si, depuis 1981, il avait préparé sa succession.
Le domaine Capitain, constitué en G.F.A., couvre aujourd’hui une superficie de 17 hectares située en majorité en Côte de Beaune dont 1/4 en Chardonnay, produisant des Ladoix 1er cru et Corton Charlemagne, et ¾ en Pinot Noir produisant des Ladoix, Ladoix 1er cru, Savigny, Pernand, Aloxe-Corton 1er cru, Corton, Corton Renardes, Clos de Vougeot et Echezeaux situés en Côte de Nuits.
Pour marquer son bi-centenaire, elle propose, durant toute l’année, des étiquettes symbole, sur la plupart de ses cuvées.
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Bien Public du 16 Janvier 2002
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LES GRÉCHONS ET HAUTES MOUROTTES
Patrice Capitain : Miel fleurs blanches et minéralité
L’accession des Gréchons et Foutrières et des Hautes Mourottes à l’appellation premier cru est une reconnaissance pour ces climats et au-delà, pour le ladoix qui souffre d’un déficit de notoriété; un peu à l’ombre de son voisin aloxe-corton avec ses corton et corton-charlemagne dont une partie est d’ailleurs sur le territoire de la commune de Ladoix-Serrigny.
Patrice qui gère le domaine familial avec son frère, Michel est reconnaissant à son père, Roger qui « s’est battu trente années pour les ladoix premiers crus blancs ».
Fait surprenant, Les Hautes Mourottes surplombent le corton-charlemagne. Les deux frères ont procédé à un travail de romain, pour concasser la pierre calcaire de cette parcelle qui est une belle terre à blanc.
On peut aujourd’hui goûter Les Hautes Mourottes 98 aux arômes minéraux et qui offrent une belle persistance en bouche.
Les Gréchons et Foutrières sont sur des marnes blanches mélangées de calcaire, alors que le corton charlemagne est sur des marnes grises. Les Gréchons est un blanc très floral : « On utilise très peu de fût neuf, car le bois, c’est comme le sel dans la soupe; il ne doit pas se sentir» explique Patrice, en charge de la vinification : « l’élevage des blancs est court pour garder plus de fruit et d’arôme ».
Les Créchons 98 qui n’avait pas encore l’appellation 1er cru offre un nez agréable : miel et fleur blanche. « C’est la terre qui parle » dit Patrice Capitain qui montre quelques-uns des coquillages fossilisés qu’il trouve dans Les Gréchons.
Hautes Mourottes et Gréchons Les Foutrières sont différents. Patrice Capitain le dit simplement : «entre les deux, c’est une affaire de goût».
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